Slat Lkahal, la synagogue        de la communauté

Peu à peu, Slat Lkahal sort de l'oubli

Acte symbolique? La petite fille qui visitait avec sa mère la synague Slat Lakhal dans le Mellah d'Essaouira, essaie de nettoyer l'un des piliers. De toute facon, il restera encore  beaucoup de travail pour M. Haim Bitton.
Acte symbolique? La petite fille qui visitait avec sa mère la synague Slat Lakhal dans le Mellah d'Essaouira, essaie de nettoyer l'un des piliers. De toute facon, il restera encore beaucoup de travail pour M. Haim Bitton.

 

 

 

La petite fille française sur la photo visitait avec sa mère la synagogue Slat Lkahal dans l'ancien Mellah, le quartier d'un grand nombre de juifs d'Essaouira.  C'était quand las restauration était encore an ses débuts. La petite a aussitôt commencé de nettoyer avec un balai le pilier dans la salle de prières de l'ancienne synagogue, à l'époque très importante pour la communauté juive.  C'était un peu un  acte symbolique, concernant le projet ambitionneux que Haim Bitton est en train de réaliser: de libérer la synagogue de la poussière de l'oubli. Car Haim Bitton, natif d'Essaouira-Mogador, mais, depuis 1964, émigré et devenu citoyen des Etats Unis, il est revenu dans sa ville natale aprés avoir pris sa retraite, pour y renover la synagogue de son enfance.

Maintenant, cela fait déjà plus de trois ans que Haim Bitton a commencé ce projet de restauration de la Synagogue Slat Lkahal. 

 

 

Les souvenirs de l'enfance

Haim Bitton, avec un dessin refait qui ornait autrefois la synagogue.
Haim Bitton, avec un dessin refait qui ornait autrefois la synagogue.

On croit  pouvoir laisser tout derrière soi, mais, un jour, les choses reviennent et prennent  possession de toi. C'était, peutêtre, un peu le cas pour Haim Bitton.  Comme jeune homme juif, d'origine d'Essaouira-Mogador, après l'horrible deuxième guerre mondiale où plus de six millions hommes, femmes et enfants juifs sont devenus victimes de l'effroyable régime nazi allemand, Haim Bitton et sa famille avaient   survécu, bien qu'au Maroc ainsi que dans les autres pays maghrébins, les juifs fûrent  menacés, moins par les allemands eux-mêmes, mais par les italiéns sous Mussolini (en Tunisie surtout) et du gouvernement français sous Pétain, qui était collaborateur du régime nazi.

 

D'abord, il fallait refaire le toit

Tout d'abord, il fallait refaire le toit du bâtiment.
Tout d'abord, il fallait refaire le toit du bâtiment.

Sur son site "www.asl-mogador.net", Haim Bitton décrit le projet de restauration de la synagogue qui débute de l'an 2011:

"Sur le plan technique :

- L’autorisation de restauration  nous a été attribuée.

- Dans le cadre de l’engagement des dépenses de la restauration de la synagogue et afin de garantir l’étanchéité de l’édifice, il nous a fallu, en tout premier lieu, débuter les travaux de réfection de la toiture de la salle de prières : plafond bois identique à l’original ainsi que le coulage d’une dalle de béton armé étanche.

 Sur le plan financier :

- Cette première phase a pu être entamée grâce aux dons qui ont atteint la somme de 920.000 Dh  (ca. 80.600 Euro).

 Même si ces débuts sont prometteurs, il faut poursuivre nos efforts afin de réunir les fonds nécessaires à la restauration des murs, des boiseries ainsi qu’à l’installation de l’électricité et de la plomberie."

www.asl-mogador.net